Ce livre a été "idixé". On peut lire ici la page consacrée à Gilles Lipovetsky où l'on peut lire les propositions et les parcours de lecture construits à partir de ce texte, qui sont les suivants :
1. Plutôt qu'une post-modernité, l'hypermodernité est une modernité au carré où tout s'extrêmise et devient vertigineux, hors limite.
2. L'hypercinéma en donne toujours plus : surenchère du débordement, du trop-plein, de l'outrancier, de l'obscène, du violent et du déréglé.
3. Dispositif d'image radicalement inédit inventé par le cinéma à la charnière des années 1900, l'écran est devenu global et omniprésent.
4. Le cinéma illustre le lien intrinsèque de la modernité avec la mode : des figures stéréotypées, éphémères, séduisantes et facilement reconnaissables.
Rechercher dans ce blog
dimanche 6 juillet 2008
vendredi 4 juillet 2008
Valse avec Bachir (Ari Folman, 2008)
Critique de film publiée par Ozzy Gorgo sur le site idixa.net à cette adresse.
C'est un film qui se moque des genres et des catégories. Animation? Documentaire? Cinéma-réalité? Docu-fiction avec juste ce qu'il faut d'images d'archives lâchées dans les dernières secondes pour produire un effet de réel? Restitution par l'enquête, par la mémoire ou par le rêve? Thérapie? Auto-thérapie? Culpabilisation ou à l'inverse déculpabilisation? Par certains aspects, le procédé rappelle celui du Shoah de Lanzmann : des témoins fouillent dans leur mémoire. Ils racontent. On ne recueille d'eux rien d'autre que la parole et le souvenir. Mais au lieu de se tenir à l'écart de toute esthétisation, Ari Folman fait l'inverse. Il esthétise les images, ce qui produit un effet de distanciation, d'épuration et aussi de fascination. Aucun des témoins interrogés ne restitue la totalité du passé, mais tous ensemble dessinent une figure qui finit par prendre sens, celle de l'horreur. Ils en portaient chacun en eux une parcelle. Elle travaillait de l'intérieur, mais n'émergeait pas. La voici en pleine lumière, mais ce n'est pas exactement la lumière habituelle, c'est celle du dessin animé. On n'est pas dans l'actualité, dans l'image à la façon d'un reportage de CNN. Il s'agit de recomposer le vécu. Il n'y a aucune garantie d'objectivité, seulement des paroles vraies.
Ce film prend Walter Benjamin à la lettre. Pour faire de l'histoire, il incite les témoins à se réveiller. Ils sortent d'un rêve qui était leur vie courante pour tomber dans un cauchemar vieux de 25 ans, qu'ils n'ont pas envie d'évoquer mais qui revient comme un trauma. Ce passé n'est peut-être pas vraiment le leur. C'est celui qu'on leur a imposé, mais ils ne le répudient pas. Ils en reconnaissent la justesse, sans pour autant s'y identifier. C'est comme si tout ça avait été vécu par une autre personne. Le cinéaste se présente comme narrateur, il évoque sa propre vie, mais c'est comme s'il se faisait le monteur d'une histoire impersonnelle, irréelle. Si nous ressentons ce film comme historique, c'est peut-être justement à cause de cette indifférence. Le narrateur ne justifie rien, il ne condamne même pas explicitement, il laisse ces détails se recomposer sous nos yeux. C'est nous qui voyons ces extraits de mémoire se mettre en place et s'animer. En ce point l'animation prend son sens. A-t-on déjà vu un dessin animé se faire tout seul? Puiser en lui-même sa propre force?
C'est un film qui se moque des genres et des catégories. Animation? Documentaire? Cinéma-réalité? Docu-fiction avec juste ce qu'il faut d'images d'archives lâchées dans les dernières secondes pour produire un effet de réel? Restitution par l'enquête, par la mémoire ou par le rêve? Thérapie? Auto-thérapie? Culpabilisation ou à l'inverse déculpabilisation? Par certains aspects, le procédé rappelle celui du Shoah de Lanzmann : des témoins fouillent dans leur mémoire. Ils racontent. On ne recueille d'eux rien d'autre que la parole et le souvenir. Mais au lieu de se tenir à l'écart de toute esthétisation, Ari Folman fait l'inverse. Il esthétise les images, ce qui produit un effet de distanciation, d'épuration et aussi de fascination. Aucun des témoins interrogés ne restitue la totalité du passé, mais tous ensemble dessinent une figure qui finit par prendre sens, celle de l'horreur. Ils en portaient chacun en eux une parcelle. Elle travaillait de l'intérieur, mais n'émergeait pas. La voici en pleine lumière, mais ce n'est pas exactement la lumière habituelle, c'est celle du dessin animé. On n'est pas dans l'actualité, dans l'image à la façon d'un reportage de CNN. Il s'agit de recomposer le vécu. Il n'y a aucune garantie d'objectivité, seulement des paroles vraies.
Ce film prend Walter Benjamin à la lettre. Pour faire de l'histoire, il incite les témoins à se réveiller. Ils sortent d'un rêve qui était leur vie courante pour tomber dans un cauchemar vieux de 25 ans, qu'ils n'ont pas envie d'évoquer mais qui revient comme un trauma. Ce passé n'est peut-être pas vraiment le leur. C'est celui qu'on leur a imposé, mais ils ne le répudient pas. Ils en reconnaissent la justesse, sans pour autant s'y identifier. C'est comme si tout ça avait été vécu par une autre personne. Le cinéaste se présente comme narrateur, il évoque sa propre vie, mais c'est comme s'il se faisait le monteur d'une histoire impersonnelle, irréelle. Si nous ressentons ce film comme historique, c'est peut-être justement à cause de cette indifférence. Le narrateur ne justifie rien, il ne condamne même pas explicitement, il laisse ces détails se recomposer sous nos yeux. C'est nous qui voyons ces extraits de mémoire se mettre en place et s'animer. En ce point l'animation prend son sens. A-t-on déjà vu un dessin animé se faire tout seul? Puiser en lui-même sa propre force?
samedi 28 juin 2008
Stanley Cavell, la Projection du monde
J'ai ouvert la page de Stanley Cavell. Elle est organisée autour de deux parcours de lecture :
1. Le risque du cinéma, c'est de comprendre autre chose ou plus que ce que le film raconte.
2. Nous ne savons pas situer ontologiquement la photographie : ce n'est ni la chose elle-même, ni une représentation.
1. Le risque du cinéma, c'est de comprendre autre chose ou plus que ce que le film raconte.
2. Nous ne savons pas situer ontologiquement la photographie : ce n'est ni la chose elle-même, ni une représentation.
vendredi 20 juin 2008
Pierre Francastel, "Art et technique aux 19è et 20è siècle"
L'idixation de ce texte tourne autour des deux propositions suivantes :
- [L'art a connu une révolution entre le 19ème siècle et le 20ème siècle, au moment où l'avancée des sciences, du machinisme et de l'industrie transformaient l'univers];
- [L'oeuvre d'art est un objet plastique produit par une pensée plastique distincte de la pensée technique ou scientifique]
- [L'art a connu une révolution entre le 19ème siècle et le 20ème siècle, au moment où l'avancée des sciences, du machinisme et de l'industrie transformaient l'univers];
- [L'oeuvre d'art est un objet plastique produit par une pensée plastique distincte de la pensée technique ou scientifique]
François Hartog, "Régimes d'historicité, présentisme et expériences du temps"
J'ai fini l'idixation de ce texte. Il y a deux parcours de lecture :
- [Avec le "présentisme" contemporain s'impose l'évidence d'un présent omniprésent];
- [Le présentisme des musées s'organise autour de trois termes : mémoire, patrimoine, commémoration].
Autour de ces thèmes, on peut regrouper presque l'ensemble du livre.
- [Avec le "présentisme" contemporain s'impose l'évidence d'un présent omniprésent];
- [Le présentisme des musées s'organise autour de trois termes : mémoire, patrimoine, commémoration].
Autour de ces thèmes, on peut regrouper presque l'ensemble du livre.
mardi 17 juin 2008
Joël de Rosnay, L'homme symbiotique.
Quelques propositions sur ce livre déjà ancien (1999), dont celle-ci :
- Avec les réseaux qui mettent en relation directe le cerveau humain et les ordinateurs, le mouvement vers l'avènement de l'homme symbiotique est engagé.
- Avec les réseaux qui mettent en relation directe le cerveau humain et les ordinateurs, le mouvement vers l'avènement de l'homme symbiotique est engagé.
Ernest Namenyi, l'esprit de l'art juif
On trouvera quelques propositions issues de ce livre ici.
Voici également deux parcours :
- La stratégie de l'art juif par rapport aux images, c'est de créer des oeuvres qui ne soient pas des idoles,
- L'art juif traduit les promesses messianiques.
Voici également deux parcours :
- La stratégie de l'art juif par rapport aux images, c'est de créer des oeuvres qui ne soient pas des idoles,
- L'art juif traduit les promesses messianiques.
Inscription à :
Articles (Atom)