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lundi 5 janvier 2009

Forcener le subjectile (Jacques Derrida, 1986)

Il m'a fallu de grands efforts pour idixer ce texte d'une cinquantaine de pages publié dans le recueil de Dessins et portraits d'Antonin Artaud édité par Paule Thévenin en 1986. Texte prodigieusement dense qui introduit au concept du subjectile, mot qui n'aura plus jamais le même sens après le double passage d'Antonin Artaud et de Jacques Derrida. [Encore faudrait-il qu'il ait eu un sens avant ce passage, ce qui n'a rien d'évident.] En tous cas Artaud s'en sert trois fois, dixit Derrida, et le sort de l'obscurité.
On trouvera la vingtaine de propositions que j'en ai douloureusement retiré à la page Forcener le subjectile. Je ne me lance pas dans le gigantesque effort de le résumer à nouveau. Le lecteur pourra se reporter aux pages Derrida, le subjectile, et Derrida, Artaud, qui donnent une idée de la difficulté - voire de l'impossibilité - de la tâche qui consisterait à en faire un concept. Le subjectile est une figure de l'Autre, une figure de la Khôra, un support qui devrait se faire oublier mais que rien ne peut empêcher de revenir. C'est un spectre qui ne revient sur ce blog que par effraction.

samedi 29 novembre 2008

Pour une anthropologie des images, par Hans Belting

J'ai idixé ce texte paru en Allemagne en 2001 et en français en 2004 aux éditions Gallimard.
La plupart des propositions issues de l'analyse ont été inscrites sous les parcours suivants :
- L'être humain entretient un rapport vivant à l'image : il vit avec des images et comprend le monde en images;
- L'image met au jour ce qui n'est pas dans l'image, mais peut y apparaître : elle incarne un mort;
- Les nouveaux procédés techniques qui repoussent les limites de l'imaginaire prolongent la tendance anthropologique à inventer des dispositifs de production d'images;
- Pour s'incarner et se transmettre, il faut à toute image un support matériel : le médium, qui évolue selon les époques;
- Les corps incarnent l'idée que chaque époque se forme de l'être humain.

lundi 24 novembre 2008

Bulles (Sphères I) de Peter Sloterdijk

J'ai idixé le premier volume de la trilogie "sphérologique" de Peter Sloterdijk. Livre riche, foisonnant, pour lequel j'ai privilégié cinq parcours :
- La situation fondamentale de l'homme est l'être-dans-des-sphères;
- La relation précoce mère/enfant se noue sur le mode du "nobjet", car il n'y a pas entre eux de relation d'objet "face-à-face";
- Entre les visages se déploie le champ de forces de l'espace interfacial;
- L'homme est un animal qu'accompagnent des voix qui viennent de l'intérieur de lui-même, qui l'enchantent mais auxquelles il peut résister, refuser son accord;
- La modernité cherche à remplacer par des artefacts les enveloppes traditionnelles et les systèmes immunitaires qu'elle a détruits.

La forme et le vouloir-dire

J'ai idixé ce texte paru dans "Marges de la philosophie" (pp185-207). Sa première version date de 1967, ce qui n'est pas étonnant quand on voit sa proximité avec "La voix et le phénomène", paru justement en 1967. J'en ai retenu quelques propositions qui concernent la forme, le texte ou la profération.

vendredi 14 novembre 2008

Le Moi-peau, de Didier Anzieu

J'ai idixé "Le Moi-peau", texte de Didier Anzieu devenu un classique et dont l'influence a été significative dans les domaines de la psychanalyse mais aussi de la philosophie et de l'art.
Les propositions sont organisées en deux parcours :
- La peau est un intermédiaire, un entre-deux dont le fonctionnement paradoxal étaye les différenciations psychiques;
- Un double interdit du toucher anticipe et prépare les autres interdits.

vendredi 31 octobre 2008

Daniel Payot, "Anachronies de l'oeuvre d'art"

Je viens de finir l'idixation de ce texte paru en 1990.
En voici un petit résumé, repris de la page ouverte sur Daniel Payot dans le site Idixa.
Pour Payot, il y a dans toute oeuvre (en tous cas toute oeuvre moderne) une loi singulière qui n'est pas donnée à l'avance, mais qui se révèle après-coup. Cette loi est celle que Derrida a repérée dans son texte Préjugés : la loi de la loi, c'est qu'on ne peut pas approcher l'origine de la différance. L'oeuvre reste devant la loi, à distance. Selon Payot, si elle se promet comme oeuvre, c'est comme énigme, dans le retrait de tout modèle, c'est-à-dire de façon fondamentalement anachronique. Ne cessant de promettre de se révéler, sans garantir la réalisation de cette promesse, elle est le lieu d'un messianisme inversé.

Hantaï, Jean-Luc Nancy, Jacques Derrida et "La connaissance des textes"

Ayant en cours cette immense tâche de lire et analyse "Le Toucher, Jean-Luc Nancy", j'ai fait une petite excursion du côté d'un autre livre lié au premier. C'est en effet pour servir de frontispice au "Toucher" que Jean-Luc Nancy a demandé à Hantaï de réaliser une oeuvre qui puisse être reproduite dans le livre. Ainsi sont nés les "travaux de lecture" dont on verra des exemples ici ou là. Hantaï y a mêlé de façon indiscernable les textes de Derrida et de Nancy. J'en profite pour ouvrir une page sur Hantaï, et pour ajouter La connaissance des textes à la liste des textes idixés de Jacques Derrida.