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mardi 13 mai 2008

Sur le livre d'Avital Ronell "Telephone book"

Le livre d'Avital Ronell, "Telephone book - Telephone, schizophrénie et langue électrique" a été analysé. Les propositions correspondantes ont été "idixées" (introduites dans Idixa).

Quelle est la place du téléphone à notre époque? On pourrait dire centrale s'il y avait un centre; mais chacun sait qu'il s'agit d'un réseau de lignes qui nous tiennent ensemble, tout en nous séparant. Ce réseau nous incite à fonctionner sur le mode de l'appel, qui renoue avec quelques'unes de nos pulsions les plus archaïques (maternelles). Entre deux anecdotes : 1. Graham Bell qui dit la première phrase jamais prononcée au téléphone (Watson, come here, I want you) et 2. Heidegger acceptant le joug nazi sur simple appel téléphonique du chef de section SA Baumann, c'est une formidable mutation de la technologie et de la jouissance qui se joue : la première (la technologie) se mettant au service de la seconde (la jouissance de l'oreille), ce qui conduit au nazisme. Mais heureusement, la connexion téléphonique finit toujours par échouer.

jeudi 1 mai 2008

Daniel Bougnoux

J'ai fini l'idixation de deux textes de Daniel Bougnoux, La crise de la représentation, et Les risques de l'image. En même temps, j'ai créé une page Daniel Bougnoux, sur laquelle on ne trouvera pour l'instant qu'une liste de propositions. Ça a été l'occasion de travailler sur la nouvelle esthétique indicielle qui semble envahir toutes les dimensions de l'art.

mercredi 12 mars 2008

Tino Sehgal

Ayant lu dans les Cahiers du Musée national d'art moderne (numéro 101, automne 2007) deux commentaires sur le jeune artiste Tino Sehgal, j'ai introduit des propositions à son sujet. Cet artiste cherche à faire surgir l'événement par des protocoles et des règles dont la caractéristique est d'être exclusivement vocaux. Pour que ça puisse fonctionner, ces règles doivent être impératives. L'artiste exerce un contrôle étroit sur la transmission et la reproduction de l'oeuvre. Il ne l'abandonne pas à l'acheteur comme on abandonne un tableau une fois peint ou un livre une fois écrit. Pour faire surgir le genre d'événement recherché, il faut que les interdits sur le texte, le paratexte et l'image soient strictement respectés (pas de cartel, ni d'information ni de publicité etc...). Un autre genre d'encadrement surgit : des commandements. auxquels sont soumis les acheteurs, les acteurs et les spectateurs de l'oeuvre. Avec la voix fait retour la toute-puissance paternelle.

vendredi 7 mars 2008

Panofsky, La perspective comme forme symbolique

J'ai introduit une quinzaine de propositions qui reprennent certains aspects du célèbre article d'Erwin Panosfky, La perspective comme forme symbolique. J'articulerai peu à peu ces propositions avec celles d'autres auteurs, comme Hubert Damisch.

Merleau-Ponty dans Idixa

Autour de Merleau-Ponty, j'ai avancé sur le fond et sur la forme. J'ai établi un certain nombre de propositions sur la base de deux de ses livres (Le visible et l'invisible et L'oeil et l'esprit), et je les ai articuléees en quelques parcours transversaux sur la chair, l'entendre-parler (en connexion avec Derrida), l'ouverture à l'être, le monde, la vision, et la peinture.

vendredi 8 février 2008

David Haziot sur Van Gogh

J'ai travaillé deux livres sur Van Gogh :
- celui de Pascal Bonafoux intitulé "Le soleil en face" (Ed La découverte). On trouvera les propositions qui en sont issues à cette adresse.
- celui de David Haziot intitulé "Van Gogh" (Ed Folio - Biographies). Les propositions qui en sont issues sont à cette adresse-là.

Je voudrais ici surtout insister sur la remarquable biographie de David Haziot. Comme toute biographie, elle raconte la vie de l'homme, mais elle contient aussi quelques analyses pénétrantes sur son art : art impudique qui effrayait ses contemporains et en même temps écriture picturale quasi-automatique, dont on peut dire qu'elle est aussi une archi-écriture. Merci donc à David Haziot pour sa biographie - je jette ce merci comme une bouteille à la mer, car son adresse électronique m'est inconnue.

jeudi 7 février 2008

Idixation de "Foi et savoir"

J'ai fini l'idixation de "Foi et savoir" de Jacques Derrida. On trouvera la liste des propositions issues de ce livre à l'adresse : http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0610240940.html.

Le livre contient deux textes :
- "Foi et savoir", 52 paragraphes numérotés. Ce texte a été publié pour la première fois en 1996 dans le volume "La religion, Séminaire de Capri". Le séminaire dont il s'agit avait commencé le 28 février 1994. Nous donnons les pages du texte dans l'édition de 2000.
- "Le siècle et le pardon. Entretien avec Michel Wieviorka" déjà paru dans le numéro 9 du Monde des débats (décembre 1999).

L'organisation de "Foi et savoir" en 52 paragraphes n'est pas indépendante de son contenu. Derrida y parle du mal d'abstraction contemporain, qui est aussi le lieu désertique où toute croyance prend racine : religion, raison, science, et aussi philosophie, et aussi ce texte de Derrida, lui-même abstrait, lui-même exigeant préalablement un lien fiduciaire, lui-même impliqué dans une logique auto-immune.
Sur les 52 paragraphes, 26 (la moitié) reprennent le contenu d'une intervention faite sur place, à Capri, et 26 sont regroupés sous le titre global "Post-scriptum" (la moitié du texte venant en plus de l'autre moitié), rappelant le dispositif utilisé dans "La Dissémination" (article de 1969 publié dans le livre de même titre paru en 1972) où un paragraphe surnuméraire avait été ajouté en abîme par rapport au texte commenté de Philippe Sollers.
Dans la deuxième série de 26, Derrida distingue "Cryptes" (les 11 premiers) et "Grenades" (les 15 derniers). Les grenades sont encore plus disséminées, aphoristiques, discontinues, voire machiniques que les précédents paragraphes.
On peut qualifier "Foi et savoir" d'"Essai d'axologie" car c'est là qu'il définit l'axiome, et là aussi qu'il en propose certains dans un certain ordre (le deux, l'à-venir). On est loin du more geometrico spinozien, mais le souci de présentation y rejoint quand même le souci de l'éthique (à distance de la religion, ni dedans ni dehors).